Victor et moi, un 24 décembre à Paris

Ayant dormi à proximité de l'Hôtel de Ville, nous nous rendons dans le Marais pour nous offrir un petit déjeuner gourmand dans une boulangerie yiddish.

Ce voyage a décidément pris des couleurs internationales à travers les découvertes et les liens qu'entretiennent nos hébergeurs et collaborateurs bénévoles avec différentes nationalités: Allemagne, Chine, Estonie, Russie, Italie, Iran, Pérou, Gabon, Maroc...

Une fois passés avec une émotion empreinte d'espoirs devant l'Assemblée Nationale, nous admirons la cathédrale russe de Paris avant de traverser le jardin plein de vie du Musée du Quai Branly.

Victor connait déjà la Tour Eiffel pour y être monté jusqu'en-haut avec son papa par le passé. Cependant, il n'envisage pas venir à Paris sans saluer la grande dame!

Un petit tour en RER et nous voilà place Saint Michel pour une visite du quartier latin dans lequel le papa de Victor et moi avons vécu nos six premières années d'études (les études de musique et de pédagogie sont longues!).

Dans le square René Viviani, nous saluons le plus vieux robinier faux acacia de France dont sont issus tous les autres spécimens de notre pays (selon la légende).

Puis nous poursuivons vers l'université de la Sorbonne, la montagne Sainte Geneviève, la grande mosquée de Paris, les arènes de Lutèce, le Panthéon, le jardin du Luxembourg, le Sénat, l'église Saint Sulpice -plus grande église de France, le quartier Saint-Germain-des-Près et son illustre foisonnement culturel...

Victor s'est amusé à repérer les mosaïque de street art représentant ses figures préférées au fil des rues.

La présence pleine de poésie de ces nounours -seuls autorisés à boire un verre dans ce café du boulevard Saint Michel- vue comme une invitation à la douceur de vivre... 

Après avoir récupéré nos affaires chez une amie du quartier, nous nous rendons à la gare de Bercy. Le train prend sont temps pour les "au revoir"... Il devine le rythme sur lequel nous avons vécu durant quelques semaines et ne veut pas nous brusquer sans doute! Une heure et demi d'attente, comme des instants suspendus afin de mieux tourner la page et retrouver bientôt la vie qui nous attend en Auvergne sous la neige de Noël.